Les tensions s'intensifient dans le détroit d'Ormuz alors que les États-Unis lancent une neuvième nuit consécutive de frappes contre l'Iran
Les États-Unis lancent leur neuvième nuit de frappes aériennes contre l'Iran, sur fond de tensions croissantes dans le détroit d'Ormuz et d'informations faisant état de frappes de représailles contre leurs alliés au Koweït et en Jordanie.

Représailles et escalade régionale
Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien a promis une riposte ferme, passant de la simple condamnation à un engagement militaire actif. Téhéran a indiqué que ses propres unités de missiles avaient lancé des frappes de représailles contre des installations alliées aux États-Unis au Koweït et en Jordanie. Le CGRI a revendiqué des dégâts importants aux hangars de la base aérienne jordanienne de Muwaffaq Salti et à diverses infrastructures de la base aérienne d'Ali Al Salem au Koweït. Ces manœuvres ont de facto placé les pays voisins directement pris entre deux feux, augmentant le risque d'un conflit régional plus vaste.
La bataille du détroit d'Ormuz
Le détroit d'Ormuz est devenu l'épicentre de cette confrontation. Washington applique actuellement un blocus naval strict, qu'il présente comme une mesure nécessaire à la sécurité maritime. À l'inverse, les autorités iraniennes ont déclaré la voie maritime «dangereuse» pour les navires opérant sous ce qu'elles considèrent comme des mandats imposés par les États-Unis. La situation s'est considérablement aggravée lorsque les Gardiens de la révolution iraniens ont signalé que deux pétroliers avaient subi des avaries catastrophiques après avoir été contraints d'emprunter ce que Téhéran a qualifié de «couloir dangereux» par les forces navales américaines. Obstacles diplomatiques: Le président Donald Trump, s'adressant aux médias à son retour de la finale de la Coupe du monde, a présenté les actions militaires comme un devoir solennel en hommage aux patriotes américains tombés au combat. Tout en maintenant une position intransigeante face aux ambitions nucléaires de l'Iran, l'administration subit une pression croissante pour trouver une voie qui permette d'éviter un effondrement économique mondial. Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a fait part d'une ouverture conditionnelle à la diplomatie, tout en insistant sur le fait que tout accord de ce type doit être substantiel et en exhortant les partenaires internationaux à contribuer plus significativement à la sécurité des voies maritimes régionales. Les hostilités en cours, qui remontent à fin février 2026, ont engendré un bilan humain dévastateur, avec des milliers de victimes recensées principalement en Iran et au Liban. Au-delà des pertes humaines immédiates, le conflit a gravement perturbé les chaînes d'approvisionnement énergétique mondiales, suscitant des craintes généralisées d'inflation prolongée et d'instabilité économique, tandis que des coupures de courant frappent les populations civiles à travers l'Iran en pleine vague de chaleur accablante.