Le secrétaire général de l'ONU met en garde contre une catastrophe humanitaire alors que l'UNRWA est confrontée à un déficit de financement paralysant.

Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, avertit que des millions de Palestiniens sont en danger en raison d'un déficit de financement de 100 millions de dollars de l'UNRWA et des politiques israéliennes restrictives.

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Staff Writer
Publié le 01/07/2026 04:56
Le secrétaire général de l'ONU met en garde contre une catastrophe humanitaire alors que l'UNRWA est confrontée à un déficit de financement paralysant.

Un avenir précaire pour des millions de personnes

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a lancé un avertissement alarmant concernant la situation précaire de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA). Lors d'une conférence cruciale avec les donateurs, M. Guterres a révélé un déficit de financement urgent de 100 millions de dollars, affirmant que la sécurité et le bien-être fondamental de millions de réfugiés palestiniens sont actuellement en jeu. Le chef de l'ONU a souligné que l'agence opère sous une pression extrême, prise en étau entre une grave crise financière et des obstacles opérationnels majeurs.

Crises qui s'aggravent à Gaza, en Cisjordanie et au Liban

Le déficit de financement n'est pas le seul obstacle auquel l'agence est confrontée. M. Guterres a mis en lumière une « triple menace » d'instabilité qui affecte les régions où l'UNRWA intervient. Dans la bande de Gaza, les conditions de vie ont été qualifiées d'« absolument épouvantables », la population étant au bord de l'effondrement. Parallèlement, la Cisjordanie occupée a connu une escalade de la violence de la part des colons israéliens, et le Liban, qui accueille un nombre important de réfugiés palestiniens, a été secoué par une intensification des attaques israéliennes.

Selon Guterres, la combinaison des restrictions drastiques imposées par Israël et du déficit de trésorerie actuel met à rude épreuve les capacités de l'agence, menaçant l'existence même des services essentiels pour 2,6 millions de réfugiés à Gaza, en Cisjordanie, à Jérusalem-Est, en Jordanie, au Liban et en Syrie.

La guerre politique contre l'aide : désinformation et restrictions

Au-delà du déficit financier, le Secrétaire général de l'ONU a dénoncé un effort concerté visant à saper l'UNRWA par ce qu'il a qualifié de « désinformation, de campagnes de diffamation et d'obstructions diplomatiques ». Il a décrit l'agence comme une « force stabilisatrice en cette période d'instabilité », arguant que les tentatives de délégitimer l'organisation ne font que mettre en danger les millions de personnes qui dépendent de ses services d'éducation, de santé et sociaux. Le coût humain de ce conflit est dévastateur. Guterres a souligné que depuis octobre 2023, 390 membres du personnel de l'UNRWA ont été tués par les forces israéliennes à Gaza, illustrant les risques extrêmes auxquels sont confrontés les travailleurs humanitaires sur le terrain. L'impact des coupes budgétaires et des allégations américaines s'est accentué en janvier 2024 lorsque les États-Unis, principal donateur historique de l'UNRWA, ont suspendu leur financement. Cette décision faisait suite aux allégations israéliennes selon lesquelles un petit nombre d'employés de l'agence auraient participé aux attaques du 7 octobre 2023 menées par le Hamas. Si Israël a revendiqué une complicité généralisée, le Bureau des services de contrôle interne des Nations Unies a mené une enquête sur 19 membres du personnel. Les conclusions indiquent que neuf employés « pourraient être impliqués », tandis qu'aucune preuve, ou des preuves insuffisantes, n'ont été trouvées contre les dix autres. En réponse à ces allégations, M. Guterres a souligné que l'UNRWA avait pris des mesures décisives pour mettre en œuvre des réformes institutionnelles et actualiser ses politiques relatives aux activités politiques de son personnel afin de garantir sa neutralité et sa transparence. La communauté internationale a largement maintenu son soutien au mandat de l'agence, renouvelé à une écrasante majorité par l'Assemblée générale des Nations Unies il y a six mois. Ahmet Yildiz, représentant permanent de la Turquie auprès des Nations Unies, a fait écho aux préoccupations du Secrétaire général, déclarant que l'UNRWA était confrontée à des « attaques politiques sans précédent ». Yildiz a également affirmé que les actions israéliennes constituent des violations flagrantes du droit international, visant à empêcher les réfugiés palestiniens d'exercer leur droit au retour sur leurs terres. Alors que le monde attend l'annonce officielle des contributions volontaires, le message de l'ONU est clair: sans un soutien financier urgent et la levée des restrictions opérationnelles, l'infrastructure humanitaire qui soutient des millions de personnes parmi les plus vulnérables au monde risque de s'effondrer complètement.

Source: www.aljazeera.com

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