Escalade dans le Golfe : les États-Unis lancent des frappes sur plusieurs villes iraniennes dans un contexte de nouveau blocus naval.
Les États-Unis ont lancé des frappes de grande envergure sur les villes côtières iraniennes et mis en place un blocus naval dans le détroit d'Ormuz, provoquant des représailles iraniennes de l'autre côté du Golfe.
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Staff Writer
Publié le 14/07/2026 11:51

Le Moyen-Orient est entré dans une nouvelle phase explosive du conflit, les États-Unis ayant mené, pour la troisième nuit consécutive, une série de bombardements aériens intenses contre des cibles iraniennes. Cette escalade, ordonnée sous l'administration du président Donald Trump, a déclenché une vaste campagne de représailles de la part de Téhéran, visant la navigation internationale et les installations militaires américaines dans le golfe Persique. Campagne aérienne américaine: ciblage de la côte sud de l'Iran. Le Commandement central américain (CENTCOM) a confirmé que cette dernière vague de frappes a débuté lundi soir et a duré environ cinq heures. L'objectif stratégique, selon le CENTCOM, était de réduire la capacité de l'Iran à lancer des attaques contre la navigation commerciale et les civils innocents dans le détroit d'Ormuz, un passage d'une importance stratégique capitale. Les opérations militaires ont été d'envergure, les forces américaines frappant des cibles clés dans plusieurs villes et ports iraniens, notamment Bandar Abbas, Bushehr, Chah Bahar, Jask, Konarak et Abou Moussa. Les médias d'État iraniens ont corroboré les informations faisant état d'explosions massives tout au long de la nuit, mentionnant notamment des impacts dans la ville de Jam et sur les îles de Kish et Qeshm. Si les autorités régionales de Bandar Abbas ont indiqué qu'un projectile avait touché la ville, elles ont affirmé qu'aucun blessé n'était à déplorer lors de cet incident.
Riposte iranienne: une montée en puissance régionale
En réponse aux bombardements américains, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien a lancé une stratégie de représailles à plusieurs volets visant les alliés des États-Unis et leurs installations militaires dans toute la région.
- Émirats arabes unis: Le gouvernement des Émirats arabes unis a confirmé que deux de ses pétroliers avaient été touchés par des missiles de croisière iraniens dans les eaux omanaises. Tragiquement, un membre d'équipage indien a été tué et huit autres blessés lors de ces attaques.
- Koweït et Bahreïn: Les forces iraniennes ont déployé des drones et des missiles contre les infrastructures militaires américaines. Au Koweït, les cibles comprenaient des systèmes de missiles Patriot, des dépôts de munitions et des centres de communication. Au Bahreïn, les Gardiens de la révolution iraniens ont affirmé avoir frappé la Cinquième flotte américaine et la base d'al-Juffair, ciblant des communications par satellite et des dépôts d'armes. Jordanie: L'armée jordanienne a annoncé avoir intercepté quatre missiles tirés depuis l'Iran. Si les Gardiens de la révolution ont reconnu avoir ciblé des bases aériennes américaines en Jordanie, ils ont publié un communiqué précisant qu'ils n'éprouvaient aucune animosité envers le peuple jordanien, présentant l'opération comme une protestation contre l'implication américaine dans le conflit de Gaza. La menace de la «Montagne à la pioche» et les blocus navals: Pour ajouter à la tension, le président Trump a lancé un avertissement direct concernant Kuh-e Kolang Gaz La, plus connue sous le nom de «Montagne à la pioche». Ce site, soupçonné d'abriter des installations nucléaires près de l'usine d'enrichissement de Natanz, est devenu une cible prioritaire de la stratégie de Trump visant à démanteler le programme nucléaire iranien. Parallèlement, la marine américaine, par l'intermédiaire du Joint Maritime Information Centre (JMIC), a mis en place un blocus total couvrant tous les ports et terminaux iraniens le long de sa côte sud. Cette mesure vise à isoler l'Iran économiquement et militairement, bien qu'elle accroisse considérablement le risque d'une guerre maritime à grande échelle. L'instabilité géopolitique a immédiatement impacté les marchés mondiaux. Le prix du pétrole brut Brent a bondi de plus de 9 %, atteignant environ 81 dollars le baril. Les données de Kpler révèlent une chute spectaculaire de 52 % du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz entre le 10 et le 12 juillet, les opérateurs commerciaux fuyant la zone de conflit. Malgré les violences, le président Trump a laissé entendre qu'un accord restait possible, tout en exigeant une contribution financière des riches pays du Golfe au financement de la sécurité maritime américaine. Parallèlement, le Parlement iranien s'emploie à codifier sa défense du détroit. Ebrahim Azizi, membre de la Commission de la sécurité nationale, a présenté un projet de loi visant à gérer cette voie navigable, indiquant ainsi que Téhéran ne renoncera pas à ses lignes rouges.
Source: www.aljazeera.com
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