Crise en RDC : le bilan des décès dus à Ebola atteint 930 morts alors que l'épidémie se propage à une vitesse sans précédent.

Le nombre de morts dus à Ebola en République démocratique du Congo a atteint 930, et l'OMS avertit qu'il s'agit de l'épidémie à propagation la plus rapide jamais enregistrée.

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Staff Writer
Publié le 20/07/2026 17:58
Crise en RDC : le bilan des décès dus à Ebola atteint 930 morts alors que l'épidémie se propage à une vitesse sans précédent.

Une urgence humanitaire croissante

La République démocratique du Congo (RDC) est confrontée à une escalade dévastatrice de l'épidémie d'Ebola, le bilan officiel des décès s'élevant désormais à au moins 930. Selon les derniers rapports du ministère de la Santé, l'épidémie suit une trajectoire terrifiante, se propageant à une vitesse qui inquiète les responsables de la santé mondiale. Samedi, le nombre de cas confirmés a atteint 2344, avec un week-end particulièrement sombre marqué par 37 décès en seulement 24 heures – l'une des hausses quotidiennes les plus importantes depuis l'apparition de l'épidémie le 15 mai.

Un taux de transmission sans précédent

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a lancé un avertissement alarmant, soulignant que cette crise se déroule beaucoup plus rapidement que les précédentes épidémies dans la région. Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a établi une comparaison glaçante: la principale épidémie survenue entre 2018 et 2020 a mis plus de dix mois à atteindre 2000 cas confirmés. En revanche, l'épidémie actuelle a atteint ce même seuil en seulement deux mois.

Désormais reconnue comme la troisième plus importante épidémie d'Ebola jamais enregistrée, la situation est encore compliquée par la possibilité d'une sous-déclaration. L'OMS avertit que le nombre réel d'infections pourrait être au moins le double du chiffre officiel, ce qui laisse supposer une épidémie cachée massive qui reste à cartographier.

Épicentre: Province d'Ituri

L'épidémie a débuté en Ituri, une province riche en minéraux située au nord-est de la RDC. La région est réputée pour son instabilité, patrouillée par divers groupes armés, ce qui rend le déploiement d'équipes médicales et l'application des mesures de quarantaine extrêmement dangereux. Bien que le virus ait été détecté dans cinq provinces de la RDC et ait déjà franchi la frontière avec l'Ouganda voisin, le contraste des résultats est frappant; Alors que l'Ouganda se rapproche d'un statut « exempt de virus », la RDC connaît une explosion de nouveaux cas. Effondrement systémique : grèves du personnel soignant. La réponse médicale en Ituri est gravement entravée par des conflits internes au sein du système de santé. Dans un appel désespéré à l'aide, le personnel soignant a récemment entamé une grève, bloquant l'entrée de l'hôpital général de Bunia. Ces travailleurs de première ligne affirment n'avoir reçu aucune compensation depuis le début de l'épidémie, malgré le fait qu'ils travaillent dans des environnements à haut risque pour soigner des patients atteints d'un pathogène hautement contagieux et mortel. Ce mouvement social survient à un moment critique. Tedros Adhanom Ghebreyesus a souligné une tendance inquiétante : plus de 80 % des nouveaux cas sont détectés en dehors des listes de contacts connus. Cela indique que des chaînes de transmission sont manquées, permettant au virus de se propager inaperçu au sein des communautés avant que les patients n'atteignent un stade critique.

La voie à suivre

Malgré ces statistiques alarmantes, le ministère de la Santé de la RDC signale que 724 patients sont actuellement isolés et reçoivent des soins. Quelques lueurs d'espoir apparaissent, avec 22 nouvelles guérisons enregistrées en 24 heures, ce qui suggère que les protocoles de traitement sont efficaces pour ceux qui y ont accès. Cependant, le gouvernement intensifie désormais ses efforts pour stabiliser les zones touchées et résoudre les conflits avec le personnel médical afin d'éviter un effondrement total de la stratégie de confinement.

Source: www.aljazeera.com

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